Somewhere

je suis allé
somewhere
là où personne ne peut se cacher
moi, clochard en exile
quelque part où la peur
façonne des paysages lunaires
les lèvres sèches
à trop parler poussière
je me suis dispersé
bien over l’arc en ciel
pour ne plus entendre
le cowboy à deux balles
veines saillantes
siffler son verre
pour tuer le temps
tuer son voisin
à cause du clébard
qui a chié sur le trottoir
j’étais loin
somewhere
j’y ai laissé
mon souffle, mes fringues et ma fierté
pour voyager léger
un peu de goudron et quelques plumes
reset de l’ego
j’ai cru que j’étais un oiseau
je me suis réfugié
dans ses paysages lunaires
perdu quelque part
sans voisin
sans clébard
je me suis dispersé
pour tuer le temps
et j’ai oublié

Oslo Deauville

corbeau2
Cette entrée a été publiée dans Texte. Bookmarquez ce permalien.

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