Cédric Bernard

CedricBernard

Des esquifs, des esquisses, des bouées. Une, deux lignes lancées du quai. Parfois la prise d’une raie, d’un rai, un sens saisi, revenu dans l’encre et la brume. Pour des tonnes de plomb lancés, couchés, échoués. Cloués sur des planches, rongés par le sel, des restes d’instants et des écueils, des écailles reflétées. Derrière le gris des mines, les vagues grises, incliner la tête et refléter des lumières éteintes ou ténues. Tenir la canne et sortir une seiche. Sécher sur le quai, le pied trop ancré pour retrouver, se retrouver. Et patienter, revenir, replonger, ressentir sous la ligne la vibration, remonter, reposer. Reposer la ligne, l’abandonner et laisser flotter puis dériver. Renoncer. Reprendre. Sur les mailles élimées, lier de nouvelles lignes, tisser deux courants et tenir le tirant. Reprendre le mot pour ce qu’il est. Vider, écailler, tanner le reste d’instants, d’écueils. Actionner des verbes pour poser une inertie et la rappeler à la souvenance, car le sable marche et ne trace pas. Des croix sur le temps. Sur du temps. Senser la marche et saisir le sable.

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Textes lus dans l’émission:

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C’est le matin que l’on grandit (extrait)

autoédité-fait main | 2013


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Textes à lire au plus vite:

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C’est le matin que l’on grandit

autoédité-fait main | 2013

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étoile

Une réflexion sur “Cédric Bernard

  1. Pingback: Emission N°4.2 – 24/10/2013 | Une étoile dans la gorge

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