Franz Narbah

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J’écris —je crie— brandissant un drapeau de mots : “Vive la Phrase !“ ; et sur ma tombe, lorsque j’aurai perdu la tête — fauchée par les épithètes— je voudrais qu’on inscrive : “Mort pour la Phrase“.

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Textes lus dans l’émission:

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Loh !


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Textes à lire au plus vite:

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Loh !

Nous aimons le plus beau et le meilleur
Le destin cru
Le silence pour se reposer
Et le bruit joyeux
Que nous faisons dans la chambre
Sous le divan de la terre—pour qui ?
Mensonge de la poussière
Poussière dans la poussière et dans la poussière
Sans chanter, sans fin
Un regard vers demain
Fous nous disent les sages
Pour cela vous serez récompensés
Tous discutent doctement
Des mondes tels qu’ils sont
Ou ne sont pas,
Ou devraient être
Des mondes si intimement imbriqués
Savamment entrelacés
Plongés les uns dans les autres
Et nous sommes prophètes insensés
Prophètes méprisés
Pleins de mépris pour nous même
Du dédain qui s’écoule de nos bouches
La lave des cerveaux en ébullition
Et c’est parfois de rire
Et c’est toujours l’abandon
Dès qu’il s’agit de sagesse
Il faut renoncer
Marcher vers la mer
Travailler et s’abrutir
Vivre des vies d’oiseaux
Car les volatiles se multiplient
Se prolongent en rites immuables
Eux seuls sont permanence
Et s’ils viennent à mourir
Nous sommes morts aussi
Une seule chose est vérité certaine :
L’oiseau ne ment jamais.
Moi si.
J’ai aligné tous les arguments possibles
Tous étaient faux
J’ai toujours menti
J’ai toujours suivi le même chemin mensonger
Comme de l’eau
J’ai coulé le long des pentes naturelles
Et c’est ça la vie

Nul jugement
Nous sommes comme le vent
Imprévisibles et capricieux
Je ne me suis jamais demandé
Vers où je me hâte
Et pourtant je suis avant tout curieux
Je ne suis qu’impertinence
Mauvais sujet
Parmi les braves gens
Et peu à peu
Mes amis meurent
Un nœud pour chaque destin
Un filet clair sur de la mousse
Et des hommes pierres
Un peu partout autour de moi
Réprobateurs.

Il y a les sept portes
Le centre de la terre
Le trône de Saturne
Il faut trouver des clefs
Il faut lever des voiles
Et puis nous devons avoir cette petite conversation
Toi et moi
Tu dois me dire pourquoi j’ai pleuré
Qui est cet agneau
Sauvage, sauvage, sauvage
Trébuchant dans l’obscurité avec ses enfants
Aveugle et qui voit tout
Un varan géant
Coincé dans la trachée

Chaque seconde d’écriture du poème
Chancelant
Je dois le cracher, le tousser
Cette seconde d’éternité qui ne reviendra jamais
Si je n’écoute pas son souffle
Elle est perdue

Pourquoi suis-je moi
Penché sur cet abîme ?
Qui m’attire tant
Que j’aime plus que tout
Est-ce là ma vie ?

étoile

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